EXPOSITIONS

De retour d'un séjour de six mois à Berlin, Alois Dubach présentera une grande partie du travail réalisé là-bas, à la galerie Art-Cité et au théâtre ABC, ceci à l'initiative de Jean-Claude Meier.

A Art-Cité, une série de dessins, évoquant des plans ou des objets architecturaux, avec toujours ce décalage poétique et ludique, qui vient casser une apparente rigueur. Constructions légères et fragiles.

A l'ABC, un foisonnement de petits dessins appartenant à plusieurs familles ou séries, une sorte d'inventaire "d'objets et autres choses" qui prendront place sur les parois dans un faux désordre; une théâtralisation.

DUBACH EN QUELQUES TRAITS

On entre dans l'exposition de Dubach par une fenêtre. En fait, une multitude de fenêtres, berlinoises. Comme les boules, elles cachent dans leur intérieur une friandise. Ces ouvertures nous précipitent - tout en douceur - dans un univers personnel et poétique.

Des dessins par séries, avec du rouge souvent, traitillés, grappes de points, boules; des dessins d'objets, pas très réels, ou des motifs répétitifs - une tapisserie intérieure? -, ou une bougie, là une paire de lunettes, ou comme des meubles, ou comme des trucs électriques; des objets presque organiques quelquefois, simples comme des unicellulaires.
Bref, des objets d'une légèreté....

J'ai connu Alois Dubach à l'époque où il déplaçait des tonnes d'acier corten avec un palan; il découpait des plaques, les assemblait, pour réaliser comme des maisons, sans fenêtres, mais avec une âme.
Aujourd'hui, je le retrouve à fabriquer des tonnes d'objets, légers comme l'air, et qui font rêver, sur des feuilles de papier à la cuve.
Une sorte d'inventaire intérieur.
Et je le retrouve, lui, le poète.

Francy Schori