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Depuis
une bonne dizaine d'années, Ivan Moscatelli ajoute une
nouvelle dimension au paysage artistique de chez nous et de plus
loin: le comportement inédit et frondeur d'un peintre.
Innovateur,
communicateur et surtout las du succès dû à
son "style" connu et reconnu (et souvent imité),
il multiplie les manifestations dans l'irrespect jubilatoire des
normes. "Lettres andalouses", "Messages",
"Les Touristes", Cinquante-sept jours en juillet dernier"
où l'artiste a mis en vente son passé
"Gelati
Cervino", "San Francisco", "Moscatelli à
Venise", "Fauve qui peut! uvres inédites
de 1903 à 1907", "Bath-room, peintures lavables
pour salles de bain", "Quelques chansons protestantes
et un tango socialiste", la dernière en date.
Toutes
ces expositions, au demeurant très sérieuses, proposent
un impertinent pied de nez, haut en couleur, à la monotonie
des faux-sérieux. La cavalcade du peintre hors des sentiers
battus se révèle être l'évasion tant
attendue du public, de l'enfermement issu de la frigidité
relationnelle de certains artistes, ou prétendus tels.
Donc Moscatelli surprend
et agace, on s'en serait douté.
Mais quoi de mieux pour un artiste ?
Après
ses expositions très remarquées au Club 44 en 1973,
au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds en 1982, à
la Galerie Jean d'Eve en 1990 et quelques présentations
chez ses amis Claude et Gisèle Jacot, il est de retour
dans notre ville et se jette à l'eau.
A
l'eau des Six Pompes, bien entendu, et à l'eau stagnante
de quelques jaloux.
Il nous présente sa dernière nouveauté aquatique:
"Trente tranches de plage toscane et quatre piscines tropicales
fraîches"
A
acquérir dans notre Galerie et éviter ainsi les
bouchons sur la route des vacances.
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