Présentation de l'exposition

En écho au Chant des Planètes

En écho au spectacle musical et visuel «Le Chant des Planètes», présenté en avant première au Temple-Allemand du 28 au 30 avril prochain, la Galerie Art-Cité présente des tableaux de Francine Mury ainsi que des objets sonores de Martin Spühler.
Avec ses différentes techniques de gravure (eau forte sur papier traditionnel ou sur papier japon appliqué, monotype en couleurs), Francine Mury développe des formes épurées suggérant une symbolique universelle. Ses travaux nés de recherches sur les couleurs, les formes et les textures traduisent à ce titre une quête intense des sensations.
Quant à Martin Spühler, artiste de Winterthur dont l’originalité n’est plus à démontrer, il invente depuis 25 ans des instruments inédits alliant divers éléments - bois, air, eau, métaux...
Pour «Le Chant des Planètes», voyage aux atmosphères contrastées conçu par Olivier Nussbaum, les deux artistes exposés ont travaillé sur les timbres, les tons et les résonances les plus profondes afin d’évoquer le caractère astronomique ou symbolique des planètes.
La Galerie Art-Cité, en prologue et prolongement de cette rencontre, propose un éventail d’œuvres de ces deux créateurs à la croisée des médias.

LE CHANT DES PLANÈTES
Le Temple-Allemand à la Chaux-de-Fonds
Vendredi 28 avril à 20 h 30
Samedi 29 avril à 20 h 30
Dimanche 30 avril à 17 h 30
Réservation au centre de culture ABC : 032/ 967 90 43


Biographies des artistes

Francine Mury, après des études à la “Shrewsbury School of Art”, en Angleterre, puis à la “Kunstgewerbeschule” de Bâle et Berne, débute sa carrière en tant que graphiste et illustratrice.
Ayant obtenu la Bourse des Arts Appliqués et la Bourse “Aeschlimann”, Francine Mury se consacre à la peinture. Elle s'établit quelques années à Paris et participe à différents projets artistiques soutenus par le Centre Culturel Suisse.
Ses recherches personnelles la conduisent vers la philosophie et l’art oriental. Dès lors, elle effectue régulièrement des voyage d'études en Inde. Elle réalise entre autres, avec le peintre Tilak Gitai, le projet “Ragamala” qui associe couleurs et sons de la musique indienne classique.
Son travail a été exposé à de nombreuses reprises dans différentes villes de Suisse, notamment aux galeries “Margit Haldemann” de Berne, “Pro Arte” de Lugano, “The Huberte Goote Gallery” de Zug, “Kornfeld” de Zurich, au "Manoir" de la ville de Martigny, au “Musée d’Ethnographie” de Genève. En Allemagne, le “Dominikanerkloster” de Francfort a accueilli ses œuvres dans le cadre du projet “Die zwölf Sterne und das Apokalyptische Weib”.
Francine Mury vit actuellement au Tessin, où elle poursuit ses recherches sur les couleurs, les formes, les textures et la gravure. En dehors de ses activités créatrices personnelles, elle enseigne à l’École Supérieure d’Arts Appliqués à Lugano.

Martin Spühler, durant les dix premières années de sa carrière artistique, se consacre au travail de marionnettiste. Au cours de cette période, il écrit de nombreuses pièces pour marionnettes et masques, invente des personnages et joue ses propres créations en Suisse comme à l’étranger.
C’est en 1974 qu’il découvre le travail de la pierre. Peu après, il expose ses premières pièces à la “Sigristenkeller” à Bülach, à la Galerie “Im Rathausdurchgang” et participe à l’exposition “Zürichland”.
À la même époque, son intérêt pour le travail du métal dans la fabrication d’objets sonores se fortifie. Dès 1976, Martin Spühler partage sa passion avec des compositeurs tels que John Wolf Brennan, Martin Sigrist, Dieter Jordi, Kit Powell et Ulrich Gasser. Il travaille aussi avec Andres Bosshard lors d’une installation spatiale de sculptures au “Koprod” à Zürich et participe à divers concerts et performances avec des musiciens comme
Pit Gutmann, Roger Girod ou encore Peter Schmid. Le sculpteur travaille aussi régulièrement avec Roland et Gabriel Schitknecht.
En 1980, il fonde et dirige pendant cinq ans le Théâtre “Am Gleis” à Winterthur. Il diversifie ses activités en côtoyant le monde de la danse. Il s'investit entre autres dans la production “Goldenes Kalb” à la “Rote Fabrik” de Zürich et se lie à la troupe anglaise “Dance Tales”.
Sa réputation dépasse désormais les frontières. Le “Alte Schaubühne” de Berlin lui demande par exemple de créer une mise en scène sonore avec ses sculptures musicales.
À Münsterlingen, il installe un Pavillon des sons et donne
une performance musicale avec ses instruments singuliers au “Keltischer Kultplatz” de Utting.
Entre 1990 et 1997, Martin Spühler administre la Galerie “Pulsart” à Winterthur. Enthousiaste infatigable, Martin Spühler procède également à différentes installations de ses œuvres, notamment à la “Musikfestwochen” de Lucerne avec Hannah Johannsen et Robert Dick, au “Musée des Beaux-Arts” de La Chaux-de-Fonds avec le Groupe “Atonal”, à la “Fête des Arts” de Lucerne et au “Kunst am Bau” de Klosterlausnitz en Allemagne.