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Giulia
Napoleone (Pescara, 1936) vit à Rome.
La Galerie Numero
de Florence accueille sa première exposition personnelle. La même
année elle commence son activité de graveur et la technique
chalcographique représentera pendant longtemps la forme de langage
la plus adéquate à ses nécessités expressives.
A partir de 1963 elle fréquente la salle détude de
la Chalcographie nationale de Rome.
En 1967 une bourse détudes du gouvernement hollandais lui
permet un long séjour à Amsterdam.
Son travail de recherche dans le domaine de la gravure a été
caractérisé par une exploration méthodique des procédés
de techniques directes. Sa conception dune réalité
composée de petits éléments qui se combinent en configurations
infinies est à lorigine de son parcours, de même dans
ses dessins à lencre de chine (qui représentent une
constance de son activité) et dans les aquarelles auxquelles elle
travaille à partir de 1977.
Dès les années 90 elle pratique la peinture à lhuile.
Expositions
personnelles (sélection)
1999 Galerie
Art-Cité, La Chaux-de-Fonds
1997 Istituto Nazionale per la Grafica, Calcografia,
Roma
1996 Galerie Art-Cité, La Chaux-de-Fonds (Duo)
1996 Galleria il Ponte, Firenze
1995 Palazzo Martinengo, Brescia
1995 Galleria Stamparte, Bologna
1992 Museo Laboratorio Università La Sapienza,
Roma
1990 Musée des beaux-Arts de la ville du Locle
1989 Galleria Franco Masoero, Torino
1983 Biblioteca Sormani, Milano
1976 Gallery M, Toronto, Canada
Bibliographie
(sélection)
Federica
di castro, Opere su carta 1963-1997, Edizioni della Cometa, Roma, 1997.
Andrea alibrandi, La percezione della luce come emozione, Edizioni
Il Ponte, Firenze, 1996.
Ines millesimi, La misurazione e linfinito, Edizioni Vallecamonica,
Darfo Boario Terme, 1995.
Claudio zambianchi, La luce e lora, Edizioni Stamparte, Bologna,
1995.
Jolanda covre, Luce e ombra, Edizioni della Cometa, Roma, 1992.
Marisa Volpi, La scia chiamata terra, Franco Masoero Editore, Torino,
1989.
Carlo bertelli, Opera Grafica 1962-83, Edizioni Scheiwiller, Milano,
1983.
Cesare Vivaldi, La poesia sia geometria, Edizioni della Cometa,
Roma, 1983.
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Des lumières
du noir aux lumières de la couleur Giulia Napoleone, à sa première
exposition (Florence, 1963), présentait, parmi d'autres dessins,
le Mur : une dense concentration de microscopiques présences, une
poussière de points regroupés et superposés en une
profonde et dramatique séquence, tels des échos perdus dans
la nuit. Le premier cycle de Germina y figurait également ; des
masses compactes, en agrégation ou désagrégation,
se proposaient telle une culture microbienne, mais il s'agissait de bien
autre chose ; c'est-à-dire d'une vision subtile et pulsatoire qui, catégorique
dans son devenir, renvoyait plutôt à un lexique abstrait-concret.
Sans incertitudes, l'artiste avait déjà saisi les racines de son parcours
futur, par l'observation rapprochée de la réalité dans ses structures
les plus intimes et lointaines, s'en appropriant pour l'exprimer à nouveau
à travers un langage furtif et intense. Cela s'est ensuite concrétisé
ultérieurement par de successives identifications et stratifications.
Giulia, non seulement puisait en elle-mème, mais recueillait des apports
de la réalité et de la nature. Ce qui n'excluait pas pour autant, ne serait-ce
qu'au niveau de suggestions inconscientes, des assonances de genre différent,
mème de provenance antique.
Jusqu'en 1974 Giulia Napoleone exécutait à l'encre de chine
des dessins pointillés, colorés parfois comme une Mosaque
où le grisbleu s'insinue dans les différentes trames du
déploiement lyrique de la composition. A ceux-ci s'alternaient
des gravures à l'eau-forte et à l'aquatinte, avec quelques
interventions de pointe-sèche, auxquelles, au long des années,
ont suivi aussi le burin et la manière noire. A propos de cette
dernière technique, les six estampes, ici exposées, Survivance
du blanc, de 1997, sont vraiment superbes. Dès les premières
années 1970, dans chaque uvre, le défi est devenu frontal,
sans possibilité de se raviser. Le recueil de quinze gravures,
Signes et Contre-signe (1974), où sont expérimentées les
multiples possibilités d'agrégation du point ainsi que la
plus récente Difraction (1986-92) sont à cet égard
exemplaires. Le noir, encore une fois, domine, modulé de résonances
à la Goya et à la Rembrandt. Voici qu'il s'ouvre soudain
sur des espaces sans limite ou l'infiniment petit concide avec l'infiniment
grand, voici que le noir en se dégradant en gris extrèmes, tels
d'imperceptibles pianissimo musicaux, retrouve une nostalgie de quiétude
dans l'ébahissement de réverbérations et de soudaines
clartés. Et ce sont des lumières, pulsations définies
et répétées d'halos sidéraux.
A partir de 1977, aux lointaines et silencieuses profondeurs de firmaments,
viendront s'ajouter les aquarelles radicalement différentes par origine
et nature, mais toujours dépendantes d'un projet établi et poétiquement
traduit ; au noir, couleur de l'immensité nocturne, ont succédées, comme
conséquence, les transparences du bleu-ciel. Bleu-azur qui, dans les travaux
récents exécutés en couleurs à l'huile, scandent alors des espaces obliques
et orthogonaux qui nous portent hors de la réalité. Espaces de méditations
et de provocations poétiques
Luigi
LAMBERTINI
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